Mardi 2 mars 2 02 /03 /Mars 19:11
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Le contact avec nos hôtes fut pire encore que la veille. Car aujourd’hui nos chairs n’étaient pas blanches, mais d’une couleur rosâtre du plus mauvais goût. Tout cela n’était pas fait pour nous guérir de nos complexes, malgré la gentillesse de Marc et de ses deux jolies poupées.

Nous sommes restés cette fois un peu plus d’une heure au soleil, puis nous avons fait trempette dans la piscine.  Pff, être au bord de la mer et se  baigner dans une piscine…Je n’étais pas content…

Mais la raison profonde de ma mauvaise humeur n’était pas là. Si je râlais tant, c’est que depuis deux jours que nous étions arrivés, je n’avais pu m’isoler une minute avec Nicky. C’était pire qu’à Paris…

Mais le ciel vint à mon secours. Vers le milieu de l’après-midi, Bob voulut s’initier aux mystères de la céramique et rejoignit Marc dans son atelier. Un peu plus tard, Esther se fit enlever par Cathy et Violaine…Nicky était seule sur la terrasse, lisant une revue à l’ombre d’un parasol.

Je m’empressai de la rejoindre. J’avais hâte de lui parler. Je tenais à lui dire que je l’aimais aussi. Je tenais également à me l’entendre dire de nouveau, et puis je voulais lui assurer que mes rapports avec Bob étaient purement imaginaires.

 

                                                                       *

                                                                     *   *

 

Son accueil fut plutôt froid et ironique.

-        Bonjour  Gigi !

-        Oh, je t’en prie, il est temps de cesser cette stupide plaisanterie.

-        Mais j’en suis heureuse, au contraire, de ce subit changement de sexe. C’est une preuve d’amour de ta part.Tu as voulu me suivre, c’est plutôt gentil ! Ne cherche pas à t’excuser.

-        Mais je ne m’en excuse pas ! Je tiens à te dire que c’est toi que j’aime et personne d’autre…Et surtout pas ton mari ! Ce serait même plutôt le contraire…

A ces mots, Nicky tressaillit  toute. Elle me regarda d’un air très ému, et je retrouvais enfin dans ses yeux l’expression amoureuse de l’autre soir. Je poussai un soupir comme si je renaissais à la vie.

- C’est bien vrai, ce que tu dis ? Tu as bien dit : « Personne d’autre » ?

Elle me prit la main et la serra fort dans la sienne, se penchant un peu plus vers moi.

-        Et Esther ? Tu ne l’aimes plus ?

-        Ce n’est pas la même chose ! Et toi, Bob est-ce que tu l’aimes ?

-        Tu as raison mon chéri, ce n’est pas la même chose…

Comme pour sceller cet aveu, et sans se soucier le moins du monde si l’on pouvait nous voir, elle me tendit ses lèvres au goût de miel.

Nous restâmes longtemps bouche à bouche à nous sucer les lèvres, à entremêler nos langues dans une escrime savante, et à boire nos salives.

Ils pouvaient tous venir, ce que nous nous en foutions !!

 

                                                                      *

                                                                    *   *

 

Nous venions à peine de desceller nos bouches, lorsque Marc et Bob nous rejoignirent, suivis de près par les filles.

Et ce fut une très longue conversation où il fut question de céramique, de peinture, de littérature, de naturisme et bien d’autres choses encore, dont je me contrefoutais royalement ! Une conversation où Nicky et moi brillâmes par notre mutisme.

De temps à autre, nous nous contentions d’échanger un sourire discret ou un regard complice.

Car Nicky et moi, nous attendions. Nous attendions la prochaine occasion d’être seuls ensembles.

Malheureusement ce fut très long et nous ne pûmes à nouveau nous parler librement que vers le soir.

-        Nicky , ma chérie, c’est bien joli d’être à Vence et de nous voit tout nus toute la journée, d’être très près l’un de l’autre, mais si nous ne pouvons jamais être seuls, à quoi cela peut-il bien nous servir,

-        C’est bien ce que je pense aussi. Il faut trouver une solution…

-        J’ai l’impression que ce sera plutôt difficile. Dans la journée, il n’y a rien à faire. Et la nuit….Nous pourrions facilement être ensemble, mais il faudrait que…

-        Il faudrait quoi,

-        Il faudrait que Bob, pendant ce temps, soit avec Esther, je ne vois pas d’autre solution !

-        Tu ferais ça mon chéri,

Nicky paraissait vraiment très émue…

-        Et toi, tu ne serais pas jalouse de savoir ton époux avec ma femme,

-        Mais tu es fou ! Je ne dirai pas que Bob m’est indifférent, mais je t’assure qu’il peut baiser qui lui plait, ça m’est égal !

-        Et moi, c’est la même chose pour Esther…

-        Dans ces conditions, tout est pour le mieux…

Nicky sautait de joie et battait des mains comme une enfant. Encore une fois, nos corps se joignirent dans un baiser brûlant et prolongé.

 

A suivre

 

 

 

 

 

 

main douce
Par Peter Pan - Publié dans : textes érotiques - Communauté : Hommage à la Féminité
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