Mardi 25 août 2 25 /08 /Août 16:11



                                     12  

 

 

«  Nous avons passé une nuit et une journée d’angoisse. Jacques avait disparu. Ah ! Il a réussi à se donner de l’importance, ce morveux ! On ne parlait plus que de lui, on le voyait écrasé par un camion, noyé, enlevé par un sadique. El la brave Lise qui se met en route aussitôt pour aller le récupérer en pleine nuit…Toute la maison sur les dents, Lise faisant le chauffeur, une nuit au motel, tout ça pour un petit voyou qui ne sait pas tenir en place.

   Et ce n’est pas fini ! Depuis qu’il est rentré, on le chouchoute. On fait des brochettes parce que « Jacques adore ça », on projette un pique- nique pour  « oublier le mauvais moment », Lise ne le quitte plus, il n’y a plus moyen de la voir seule. Et l’autre, tout content, fier de lui, comme s’il avait accompli un exploit…C’est écœurant !

   Moi, en attendant, je peux toujours… »

-        Philippe ! Philippe !

   Philippe se penche par la fenêtre. Son père est sur la terrasse

-        Viens, j’ai besoin de ton aide. Il y a une voiture en travers de l’allée. Les gens sont vraiment sans gêne !

   Hélène les regarde partir. S’ils prennent tous les deux la voiture, ils en ont pour un moment, la voie est libre.

-        Jacques, Jacques !

   Jacques surgit, de derrière les lauriers roses, une cigarette au bec.

-        Qu’est-ce que tu veux ?

-        Philippe vient de partir avec Bernard, Tu viens lire ? On a tout le temps…

   Jacques hausse les épaules, dédaigneux.

-        ça ne m’intéresse pas. Tout ça, c’est des jeux de gosse, des enfantillages. J’ai d’autres préoccupations.

   Hélène le regarde, les yeux ronds puis se fâche.

-        Je vois ça d’ici…Garde tes préoccupations, moi j’ai à faire !

-        Amuse-toi bien, crie Jacques, narquois.

   Le cœur serré, Hélène monte chez Philippe. Elle avait quand même moins peur avec Jacques…Mais quoi ! Si elle n’y va pas maintenant, Jacques se croira vraiment devenu indispensable…Elle ouvre la porte, passe la tête…Veine ! Le journal est là sur la table…Hélène oublie sa peur, se saisit du cahier noir et s’installe sur le lit, un coussin derrière le dos. Puis, à la réflexion, elle enlève le joli slip que Lise lui a offert et se sent tout à fait à l’aise…

Les dernières pages de Philippe la déçoivent. C’est vrai que Jacques se prend très au sérieux, depuis sa fugue, mais qu’est-ce que ça peut faire ? Ce qui l’intéresse vraiment, c’est ce que Philippe peut dire d’elle, ce qu’il rêve de lui faire. « C’était dans le journal de Philippe » a dit Jacques l’autre jour. Mais Lise affirme que Philippe est incapable de se montrer brutal. Il faut qu’elle en ait le cœur net. « Et puis quand même, ces pages, ces descriptions, ces mots, ça te fait quelque chose, hein, ma petite, c’est agréable de savoir que Philippe pense à moi, qu’il me désire, qu’il m’aime… ». Elle tourne les pages plus vite, remonte en arrière, sans s’apercevoir qu’elle écarte déjà les jambes. Une phrase lui saute aux yeux.

   « Comme il avait l’air penaud, Jacques, de me voir partir seul avec Lise… » Avec Lise ? Qu’est-ce qu’il allait faire avec Lise ? « S’il savait ce que ses seins sont fermes et sensibles ! » Les seins de Lise ! Ça par exemple ! Comment sait-il ? Elle se force à poursuivre, saute des phrases, des paragraphes. « Quand je léchais son cou et sa poitrine, comme elle tremblait dans mes bras. Elle se frottait, elle me frottait dans tous les sens… » C’est dégoûtant, songe Hélène, sans s’apercevoir qu’elle devient toute chaude entre les cuisses.

Des mots passent, dansent sous ses yeux. Puis, soudain, très nette, cette phrase « Et j’ai senti sa chatte humide sur mon gland ».Hélène s’arrête, rougit et, cette fois, prend conscience de la chaleur qui monte. Elle relit plusieurs fois la phrase, puis les mots, puis les répète à voix basse : « Sa chatte, sa chatte humide, sa chatte humide sur mon gland…Ma chatte, ma chatte humide… ». Et c’est vrai qu’elle est tout humide, sa chatte, elle le sent sous sa main, sous son doigt, comme dit Maryse parfois, ce mot horrible, oui…  « Je mouille pour toi, Hélène »…  « Moi aussi, je mouille, je mouille pour toi, Philippe, j’ai mon doigt dans mon con et je pense à tout ce que tu fais à Lise, à ce qu’elle te fait, je me frotte comme tu la frottes, avec ton gland, ton gland contre son con humide, mon con humide, ahh, ton gland… »

-        Qu’est-ce que tu fabriques là ?

   Philippe est debout dans l’embrasure de la porte, les mains sur les hanches et la regarde.

 

                                 A Suivre



 


merci pour ce cliché Hortense
Par Peter Pan - Publié dans : textes érotiques - Communauté : les blogs persos
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