Dimanche 18 octobre 7 18 /10 /Oct 10:58


                                14

 

 

-        Est-ce que je souris de travers ? demande Jacques dès qu’il se trouve seul avec Lise dans la petite voiture rouge.

   Lise le dévisage.

-        Non. Pourquoi ?

-        J’ai l’impression d’avoir la moitié du visage paralysée…

-        ça fait souvent cet effet après une anesthésie.

-        Alors je ne suis pas défiguré ?

-        Mais non, bêta !

-        Je ne te dégoûte pas ?

-        Me dégoûter ?

-        Alors tu voudras bien monter un peu avec moi, quand nous serons arrivés à la maison ?

-        Pour quoi faire ?

-        Euh…enfin pour être un peu ensemble…On ne s’est pas beaucoup vus, tous les deux, depuis…depuis le motel…

-        Tu n’es pas fatigué après ta séance chez le dentiste ? demande Lise en riant ; moi si. Je m’en vais prendre un bain de soleil et me reposer dans mon solarium…

-        Ah bon ! fait Jacques déçu ; si tu es fatiguée…

   La perspective de pouvoir contempler Lise toute nue ne l’intéresse même plus. Il n’en est plus là, il lui faut du concret, du solide…Mais au fait, et Hélène ? Maintenant qu’il sait s’y prendre, ça ira certainement mieux avec elle§

-        Hélène, tu viens à la maison des nains ?

-        Ah non alors ! Pas avec toi !

-        Pourtant tu sais…

-        J’ai autre chose à faire, poursuit Hélène, impitoyable ; je vais prendre un bain de soleil intégral.

-        Comment, toi aussi ?

-        Pourquoi pas ? Lise m’a dit que je pouvais y aller avec elle. Entre femmes, tu comprends…

   Lise, à la vérité, a complètement oublié l’invitation qu’elle a lancée. Tout ce qu’elle veut, c’est être seule un instant. Tous ces neveux et nièces ! Le petit Jacques est tout mignon et bien agréable à consoler, le ténébreux Philippe a des ressources inespérées, Hélène irradie l’amour, l’appelle par tous ses pores…  « Mais quoi, songe Lise, est-ce que c’est à moi de déniaiser toute la famille ? Ce n’est pas sérieux. Quand je pense que ce pauvre Philippe s’épuisait tout seul, quel gaspillage ! Et l’autre idiot qui se croyait homo ! Il ne manque qu’Hélène…Et coucou la voilà ! »

-        Lise, Lise, je peux entrer ?

-        Viens donc, soupire Lise résignée.

-        Tu m’avais bien dit que je pouvais venir, insiste Hélène sur un ton agressif.

-        Bien sûr. Mais pourquoi fais-tu cette tête ?

-        Quelle tête ?

-        Tu as l’air furieuse.

-        J’ai mes raisons.

-        Et tu ne veux pas me les dire ? Déshabille-toi en tout cas, ce n’est pas la peine de traîner ici si ce n’est pas pour bronzer.

-        Te dire mes raisons ? A toi !

-        Et pourquoi pas à moi ?

   Nue, couchée sur le dos, Hélène s’offre au soleil. Dans cette position ses petits seins sont presque plats ; on ne les distingue que par leur couleur blanche qui contraste avec les épaules et le ventre, noirs de soleil. N’était la marque laissée par le soutien-gorge, on pourrait croire un garçon.  « Au fond, pense Lise, ça ne sera pas tellement joli si elle arrive à bronzer intégralement. Pourtant si, il y a ces petites pointes roses, bien formées, ces hanches déjà galbées. Oui, après tout, même à plat comme ça, c’est bien une vraie petite femme. Mais qu’est-ce qu’elle a à grogner ?

-        Pourquoi pas à toi ? répète Hélène d’une voix aigre ; et tu me le demandes encore !

-        Mais oui, je te le demande, et je te le redemande même s’il le faut…

-        Toi, toi qui me dis ce qu’il faut faire avec Philippe et qui…qui…

-        Qui, qui, qui…Qu’est-ce qui se passe Hélène ? Tu as encore à te plaindre de Philippe ?

-        Et comment !

-        Qu’est-ce qu’il t’a fait ?

-        Il m’a battue, voilà ce qu’il m’a fait. Et toi qui me promettais toute la douceur du monde !

-        Il t’a battue ? Mais pourquoi ça ? Tu as bien dû le provoquer ? demande Lise intéressée.

-        Il m’a donné une fessée, si tu veux tout savoir, et il m’a même mordu les fesses…

-        Mordu les fesses ? Tu veux dire qu’il t’a même enlevé ton slip ?

   Elle a envie de rire.

-        Enfin, je…il…euh…bredouille Hélène.

   Elle rougit. Elle n’ose pas avouer à Lise qu’elle avait déjà ôté son slip quand Philippe est entré dans la chambre, mais elle ne veut pas non plus peindre son cousin plus noir qu’il n’est.

-        C'est-à-dire que…reprend-elle….C’est que Philippe et toi, vous…Tu me dis des tas de choses gentilles, que Philippe m’aime et tout et tout, et puis dès que vous en avez l’occasion tous les deux, vous…Je ne suis pas dupe !

-        « C’est donc ça ! Elle est jalouse ! Mais comment a-t-elle pu savoir ? Est-ce qu’elle nous aurait vus ? Ou est-ce qu’elle devine seulement ?

-        Qu’est-ce que tu veux dire ? hasarde Lise.

-        Philippe et toi, vous faites des choses…Et puis tu dis qu’il m’aime…

-        Mais où as-tu pris ça ?

-        Dans son journal.

-        Ah je comprends ! C’est pour ça qu’i t’a fessée ! Je ne peux pas dire que je lui donne tort !

-        Mais quand-même il exagère !

-        Mais au fait, qu’est-ce qu’il me fait à moi ?

-        Il te…Il te…enfin il te fait tout !

-        Pire qu’à toi ? demande Lise qui s’amuse de plus en plus.

-        Si tu savais !

   Lise sait. Mais elle aimerait assez entendre Hélène raconter.

-        Mais quoi ?

-        Tu…Tu t’assieds sur lui…Et autre chose aussi…

-        Quelle autre chose ?

-        Tu le…prends dans ta bouche, et lui aussi, il t’embrasse… Là, en bas, bredouille Hélène en montrant son pubis de la main.

-        Il me fait tout ça, et toi il te déchire ! Eh bien, il en a de l’imagination, ton cousin ! Bravo !

-        Tu veux dire que ce n’est pas vrai ?

-        Est-ce qu’il t’a vraiment déchirée ?

   Hélène regarde Lise fixement, puis ses yeux s’illuminent.

-        Alors il a tout inventé ? Oh Lise, Lise, ma chérie ! Alors tu es quand même mon amie ?

   Elle se précipite sur Lise pour l’embrasser. Penchée comme elle l’est au-dessus de sa tante, ses seins ont repris tout leur volume et s’écrasent sur ceux de Lise qui frissonne à ce contact.

   « C’est ça ! Après les neveux, la nièce ! Passe encore pour Amanda, elle sait ce qu’elle fait et ce n’est pas moi qui ai commencé…Mais la petite Hélène ! Je ne vais pas en faire une lesbienne, tout de même ! »

 

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Par Peter Pan - Publié dans : textes érotiques - Communauté : Hommage à la Féminité
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