Mercredi 13 mai 3 13 /05 /Mai 10:56



                                   9

 

 

-        Ouf ! J’ai fini la première partie du bouquin, annonce Bernard Castres en se mettant à table ; et je me donne congé pour le reste de la journée. Lise, tu viens faire un tour en bateau avec moi cet après-midi ?

-        Impossible, Bernard. Il faut absolument que je retourne en ville. Mais pourquoi n’emmènes-tu pas Hélène ? C’est la seule qui ne soit pas encore sortie avec toi, cette année.

-        Oh oui ! dit Hélène, les yeux brillants.

   Pour elle, l’oncle Bernard, c’est la quintessence de la solidité masculine. D’abord il est beau, grand, athlétique, très bronzé (on se demande d’où il tire son bronzage alors qu’il reste enfermé toute la journée avec ses manuscrits). Et puis il est célèbre. Quand on dit dans un groupe le nom de Bernard Castres, il y a toujours quelqu’un pour s’exclamer : « Ah ! Oui, l’auteur de… ». Suivent des titres de livres qu’Hélène n’a jamais lus. Mais elle se sent quand même très flattée d’être la nièce d’un grand homme.

   Le plus important, c’est que l’oncle Bernard est un jeune, malgré ses cinquante ans. Sans faire un effort visible, il bat Philippe au tennis, skie comme un champion, manie la voile comme un loup de mer. Avec Bernard, tout est possible, rien n’est dangereux.

   -Veux-tu que nous allions à la grotte des sirènes, ou préfères-tu le large ? demande Bernard.

   - Je préfère la grotte, dit Hélène ; la falaise, vue d’en bas a quelque chose de fascinant.

   Hélène s’assied en tailleur à côté de Bernard qui tient la barre, et éprouve un plaisir intense à sentir ses cheveux emportés par le vent. Sur ses épaules et sur ses bras, les embruns sèchent presque aussitôt, laissant une fine couche de sel qui cristallise dans le duvet presque blanc de soleil. Hélène dresse la tête, gonfle le buste pour aspirer l’air marin.

   Du coin de l’œil, Bernard apprécie. « Elle est joliment faite, la petite Hélène. Hier un bébé, aujourd’hui un bout de femme, diablement excitante, la garce, avec ses petits seins qu’elle fait gonfler sous mon nez, inconscience ou coquetterie ?

   Hélène se détourne soudain, se penche, tend la main vers l’eau étincelante dans laquelle elle aimerait enfoncer ses doigts.

-        Attention dit Bernard, un coup de vent et tu glisses…

   Il dévore du regard le spectacle que lui offre Hélène, les longues cuisses brunes, à demi écartées, et, au-dessus, les petites fesses dures, étroitement moulées par le slip tendu à l’extrême, qui dessine avec une netteté saisissante la raie qui les sépare et se perd entre les jambes sous un léger renflement. La main de Bernard se crispe sur la barre. Une chaleur sourde grandit dans son bas-ventre, sous le slip de coton noir, très court. « Alors, mon vieux, alors ? Je sais bien que quinze jours sans femme c’est dur, mais quand même, Hélène, ta nièce ! Seulement si elle continue à gigoter comme ça, je vais finir par oublier mes liens de famille… »

   Hélène pousse un cri.

-        Bernard ! Je suis accrochée !

   Bernard cale la barre, se lève, empoigne Hélène par les épaules, la tire en arrière.

-        Non ! hurle Hélène, non, ne me tire pas…Aïe !

   Elle retombe tout à coup en arrière, moitié-riant, moitié-furieuse, les mains crispées sur son ventre.

-        Qu’est-ce qui t’arrive ? demande Bernard un peu inquiet.

   Hélène se décide à rire franchement.

-        C’est idiot ! Mon slip s’est accroché dans je ne sais quoi, là dans ce crochet, tu vois. En me tirant en arrière, tu as tout déchiré. Regarde !

   Elle écarte les mains. Bernard voit surgir le ventre blanc entre deux pans d’étoffe lacérée et, plus bas, un renflement lisse, couvert d’une ombre noire qu’Hélène recouvre aussitôt de ses mains croisées.

-        Tu as l’air de la Vénus de Botticelli, moins la coquille, dit-il en riant.

-        Mais maintenant, c’est fichu pour le bain, dit Hélène ! Zut !

-        Pourquoi ? s’étonne Bernard ; tu te baigneras sans slip et voilà tout. C’est d’ailleurs beaucoup plus agréable. Tu n’as jamais essayé ?

-        Jamais, ment Hélène qui rougit un peu, et toi ?

-        Moi, souvent, je t’assure que c’est très sain, très bon…Tiens, on approche…

-        Oui mais je ne vois pas la grotte.

-        Elle est masquée par les rochers…On y va à la nage, d’accord ?

-        Mais…commence Hélène en louchant sur ses mains croisées entre ses cuisses.

-        Ah ! tu m’embêtes ! Enlève-moi ce chiffon !Et tant que tu y es, enlève ton soutien-gorge. Je t’offre un nouveau deux pièces à la première occasion. Alors on y va ?

-        Oui, dit Hélène ; mais toi aussi.

-        Quoi « moi aussi » ?

-        Toi aussi tu enlèves ton slip ! sinon tu serais indécent !

 

 

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Par Peter Pan - Publié dans : textes érotiques - Communauté : Sensualité & Simplicité
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