Lundi 19 janvier 1 19 /01 /Jan 18:09


 

   Hélène se sent toute chaude à présent, son ventre se contracte spasmodiquement. Elle s’envoie un petit baiser dans le miroir, prend l’étui de la brosse à dents et, lentement, l’enfonce entre ses jambes. C’est gros, cela lui fait d’abord un peu mal, mais c’est bon aussi de se sentir ouverte comme ça…Elle le fait entrer et sortir à plusieurs reprises, mais elle a un peu peur d’aller trop loin, de se faire vraiment mal. Alors elle fait tourner l’étui ; d’un mouvement lent et régulier, à chaque tour, elle s’ouvre un peu plus. Elle mouille son doigt, le pose sur sa perle, la caresse en pressant plus fort…C’est trop ! Impossible de rester assise…Elle renonce à se regarder dans le miroir, se laisse tomber en arrière sur le lit. Le tube de métal brillant tourne toujours dans sa fente, son doigt écrase son bouton, elle sent monter la vague, plus grosse, encore plus grosse, qui arrive, qui est là, qui éclate, qui déferle ; sa fente se resserre autour de l’étui, par saccades, son ventre frémit, sa gorge se contracte et retient un râle…Elle se laisse aller sur les draps, toute molle, inerte, heureuse.

   Après quelques minutes de demi-sommeil, elle s’ébroue, se redresse, saute à bas du lit, s’aperçoit dans le miroir de la commode, se tire la langue et se fait un petit clin d’œil. « Ça au moins je pourrai le raconter à Maryse…avec les gestes ! » Elle rince l’étui, le remet à sa place, range le nécessaire dans son armoire et se met à faire sa toilette, mais elle se soigne plus que d’habitude ; et surtout elle se coiffe…Elle choisit une jolie robe imprimée et descend.

-         Mais tu as l’air presque civilisée ! s’exclame Lise en la voyant entrer dans la cuisine ; qu’est-ce qui te prend ?

-         J’ai inauguré aujourd’hui ton nécessaire de toilette, répond Hélène avec un petit sourire ; merci ma tante, il est épatant !

   L’exercice du matin a mis Hélène en appétit. Elle mange deux grosses tartines de confiture et cherche dans le frigo s’il ne reste pas un petit morceau de la viande d’hier. Enfin, rassasiée, elle sort de la cuisine et se met à la recherche des autres.

   Dans la grande salle, Philippe et Jacques sont en train de faire une partie d’échecs. Hélène va s’asseoir derrière Jacques dont elle effleure l’épaule avec une de ses tresses. Ce que voyant, Philippe fronce les sourcils. Jacques se borne à dire :

-         Attention ! Tu vas déranger le jeu avec ta crinière !

   Elle s’accoude près de lui. Elle a les yeux fixés sur le jeu, mais elle ne regarde pas ce qui se passe. Elle observe la main de Jacques. Il tient maintenant un pion entre le pouce et l’index…L’index qui, hier, s’est glissé dans sa fente…Hélène sent un frisson passer au bas de son ventre, comme si l’étui de la brosse à dents y était encore...  « Alors ? Pas fini, pas calmée, qu’est-ce qu’il te faut ? Songe-t-elle avec un mélange d’amusement  et d’irritation ; ce qu’il me faut ? Ce doigt ! Ce doigt-là, tous ces doigts-là ! » Elle écarte un peu les cuisses, comme pour se préparer à les recevoir. En face d’elle, Philippe a pâli.  « Il a compris, on dirait, et ça lui fait mal, à ce bon chienchien, encore…Les doigts, les doigts de Jacques, c’est merveilleux, un doigt, ça sait s’adapter au trou, appuyer là où c’est le meilleur, entre, sortir… »

Elle amorce sur sa chaise un léger balancement du bassin. Ses yeux toujours fixés sur l’échiquier, se sont embués, ses lèvres entrouvertes. Son front devient moite. Philippe ne la quitte plus du regard.

-         A toi de jouer, dit jacques.

   Philippe sursaute, joue au hasard, s’aperçoit qu’il vient de faire une bêtise.

-         Est-ce que je peux reprendre mon coup ?

-         Bien sûr dit jacques, magnanime ; en l’honneur d’Hélène ajoute-t-il en posant le bras sur l’épaule de sa cousine ; je ne veux pas te battre en traître !

   Philippe réussit à se concentrer suffisamment pour rectifier son coup. Hélène, toujours perdue dans son rêve, a tressailli au contact du bras de Jacques sur sa peau nue. Et ce contact ne fait qu’alimenter sa fièvre. « …et, en même temps, il me caresserait, il prendrait mon sein dans son autre main, il sucerait la pointe et je me serrerais contre lui, ah ! Ce doigt qui entre et qui sort…et je le prendrais dans ma main, je le serrerais très fort, je le frotterais comme il m’a montré et il bougerait son doigt en même temps que je bougerais ma main, ah ! Merveilleux… »

Hélène a soupiré tout haut. Elle ne se rend pas compte que Philippe la regarde, qu’il a les yeux rivés sur ses jambes, de plus en plus écartées, sur le mouvement des cuisses brunes qui vont se perdre, en haut, dans une culotte toute blanche et bien fermée. L’échiquier n’existe plus pour lui, ni la partie, ni Jacques, plus rien que ce petit sexe mystérieux et frémissant caché derrière l’étoffe sage.

   « Cela doit être étroit, une vierge ! Comme elle est prête pour l’amour ! Elle s’abandonne, elle s’ouvre comme un fruit prêt à tomber de l’arbre. Oh, Je la cueillerai ! »

   Il n’ose pas, même en secret, formuler plus précisément son désir, les mots précis, les mots crus qui l’excitaient hier le fuient. Mais aujourd’hui, les termes poétiques qui lui viennent à l’esprit l’excitent plus encore, une bosse se dessine sous son pantalon, son sexe durci appelle le corps d’Hélène, se tend vers ce monde interdit dont il cherche vainement à deviner l’entrée au-delà de la barrière de coton blanc.

-         Au roi ! dit Jacques.

-         Tu n’avais donc pas vu ma tour ? répond Philippe soudain réveillé.

-         Jacques est toujours trop pressé, dit Hélène en posant la main sur la cuisse du jeune garçon ; n’est-ce pas Jacques ? insiste-t-elle malicieusement, en palpant les muscles souples.

   Philippe repart dans sa contemplation méditative. Cette main fine et brune, posée sur la cuisse de l’autre, de cette espèce de….Philippe voit rouge.  «  Et elle, qui s’abandonne, qui ouvre les cuisses en lui mettant la main sur la jambe…Elle ne sait pas que ce petit voyeur… »

   Mais Hélène le sait si bien que sa poitrine, se gonfle de soupirs spasmodiques. Elle passe sans le savoir sa langue sur ses lèvres, ses yeux mi-clos se lèvent vers le plafond sans plus faire semblant de fixer l’échiquier…

   -Echec et mat ! Annonce Jacques d’un ton narquois.

Qui est-ce qui gagne ? demande Lise en entrant dans la salle ; Tu n’as pas honte mon petit Philippe de te faire battre par un « enfant » ?

Oh ! dit Jacques, il était distrait aujourd’hui. En général, il est plus fort que moi.

-         C’est vrai confirme Hélène ; Jacques est beaucoup plus doué pour les jeux d’enfant. Tu viens dans le jardin Jacques ?

-         Et moi, je vais t’accompagner en ville, Lise si tu le permets.

-         Non merci mon petit Philippe. Pas aujourd’hui. J’ai des tas de choses à faire. Mais si tu veux, nous ferons une promenade ensemble après le déjeuner. Lise s’approche de Philippe, passe la main sur sa nuque, regarde l’enflure du, pantalon.

-         Elle te plaît tellement, la petite cousine ? demande-t-elle en souriant ; et moi je ne te plais plus ?

   Philippe cherche vainement la réplique, bégaie, bafouille, Lise sourit, se penche vers lui. Philippe sent les seins parfumés s’écraser contre son visage. Eperdu, il veut la saisir, tandis que ses lèvres parcourent avidement la peau nue qui lui est si généreusement offerte. La main de Lise se pose sur sa braguette, saisit à travers le tissu, le membre rigide, le presse. Il, glisse la main dans l’échancrure du corsage, sent sous sa paume, la chair élastique et chaude, le bout de son doigt effleure la pointe durcie, il est prêt à l’étreindre…Elle lui échappe en riant.

-         A cet après-midi, Philippe ! lui crie-t-elle, de la porte ; et ne jette pas ta poudre aux moineaux !

 

                                                 A Suivre

 

 

 

 

Par Peter Pan - Publié dans : textes érotiques - Communauté : Sensualité & Simplicité
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